Algérie Térébenthine

Le blog de Redha Benidiri, un jeune artiste peintre algérois

04 août 2009

Commemoration de la journée de l'artiste a bejaia

Peu de temps avant cet événement, je me suis rendu à la maison de la culture de bejaia centre ville pour avoir des information sur le salon nationnal de bejaia. On m'avait informé que le nouveau directeur avait refusé de financer le salon ( qui avait eu lieu les deux années présedentes). En même temps, je fus invité à participer à une exposition qui allait avoir lieu en juillet.

Lorsque je suis parti avec mes peintures le 6 juillet, j'ignorais qu'on allait fêter la journée de l'artiste. Je me suis toujours interdit de participer à ce genre d'évenement... Là, je peux dire que je me suis fait avoir...

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La maison de la culture de Bejaia


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Le plafon de la maison de la culture




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L'exposition a eu lieu en même temps que le salon de l'artisana qui l'a précédé de quelques jours


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Touareg avec ses bijoux en argent


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Robes kabyles


L'un des rares points positifs pour moi a été de rencontrer quelques peintres de béjaia que je connaissais pas et avec qui j'ai beaucoup discuté. A part ça, je garde de cette commémoration une impression de médiocrité merdique.



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Hadibi, l'un des artistes avec qui j'ai pu faire connaissance sur place


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L'auteur du blog avec ses peintures

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Jeune portraitiste et sculpteur sur bois

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Slimane, auteur de peintures naïves en train de réaliser
le portrait du directeur de la direction de la culture de Bougie


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Une artiste en train d'executer le portrait de l'écrivaine et cantatrice, Taous Amrouche


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La même artiste devant une de ses sculptures

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Le resto où nous prenions les repas (les artistes)


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vue d'ensemble des oeuvres exposées


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Les musiciens répètent pour la cérémonie lors de laquelle allaient rendus plains
d'hommages à des chanteurs et quelques cinéastes et autres et blalblablabla... Le wali a inauguré et a assisté à la commémoration. Je l'ai photographié, lui, le nouveau directeur de la maison de la culture et un tas d'autres fonctionnaires en costume mais je sais plus où j'ai fichu leurs photos. C'est tout.










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29 mai 2009

Exposition collective dans la Salle d'exposition de l'UGTA

Le siège de l'UGTA ( union générale des travailleurs algériens ) est une œuvre architecturale fort prestigieuse, dessinée par le même architecte qui a imaginé l'école des beaux arts d'Alger. La responsable de l'exposition est Madame Khlifi Saliha, que je connaissais déjà auparavant. Elle a été désignée depuis quelques mois afin de faire en sorte que la grande salle deviennent un endroit de plus pour les expsitions d'arts plastiques. Cette exposition a été très interessante pour moi puisqu'elle m'a permis de vendre quatre peintures.

Nous avons donc été, moi quelques peintres, les premiers à y exposer.


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L'entrée du bâtiment


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Madame Saliha Khlifi au centre, A droite et en casquette rouge, Yazide Medjkoune, ami
et artiste peintre de talent



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L'équipe de la télé en train de filmer les oeuvres de l'auteur du site


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Redouane de Hussein dey, un ami de Yazid avec lequel j'ai immédiatement sympathisé




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18 mai 2009

1er rencontre entre la poésie et la peinture à Skikda

C'est la première fois que je me rends à Skikda et j'avoue être comblé.

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L'hotel de ville, lieu de l'exposition



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L'arrivée des tableaux, à l'intérieur de l'Hotel de ville


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la fin de l'accrochage


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Séance de peinture à l'école des beaux arts de Skikda


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Ms Merbaï, l'un des meilleurs peintres paysagistes de Skikda au travail


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Marcer Mouhamed, de Maghnia (ouest Algérien) devant ses toiles

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Medjkoun Yazid, un ami algérois  venu avec un paysage kabyle

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Un peintre dont les paysages ont attiré mon attention et avec lequel j'ai sympathisé, Chribete de Colo

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khalil de Boussaada avec ses superbes peintures au couteau

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L'auteur du site


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Mme Ben Dali Chafika, artiste peintre et concervatrice du musée de Constantine
devant la caméra de la télévision

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Abdelkader Chaou, peintre très appréci. Nous nous sommes déjà croisé lors de plusieurs salons

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Boussaha, sans doute l'un des meilleurs artistes de Souk Ahras, et remarcable conférencier


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Jeune peintre de Skikda


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1er étage de l'hotel de vile. Derrière-moi se trouve
l'entrée de la prestigieuse salle qui servira de salle de conférence, d'inauguration et de clôture

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25 mars 2009

Margarita Garces à la Galerie Mouhamed Racem, Alger

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25 février 2009

Ces misérables qui veulent me faire suer gratuitement...

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Mille dinars algériens

Depuis que je fréquente le milieu culturel et artistique du pays, j'ai fait la connaissance de nombreuses personnes dont l'amitié ou le simple contact sont fort enrichissants. Je me sens vraiment dans mon élément.

A côté de ça, je croise régulièrement des êtres qui se fichent éperdument d'apprécier la culture ou de la connaître. Ils viennent juste deux ou trois fois dans l'année afin qu'on leur rende service, près quoi ils se cassent sans remerciement.

Il y a trois jours ci, mon téléphone sonna aux environs de deux heures de l'après midi. Je décroche. C'était un journaliste de la radio machintruc à qui est venu à l'une de mes expositions deux années auparavant. Je me rappelle lui avoir remis ma carte de visite car il m'avait promis de me faire une interview mais je ne l'ai plus revu depuis et il n'a rien dit au sujet de l'expo à la radio. Ce n'est pas à cause de ça que j'écris sur lui. Ce qui m'a sidéré était sa demande. Il m'a prié courtoisement de dire au téléphone : "Moi Benidiri Machin, j'ai l'intention de me rendre aux urnes le 9 Avril prochain pour accomplir mon devoir de citoyen à l'occasion de l'élection présidentielle."

En entendant cela, je me mis à rire. Je ris toujours quand des footballeur, des acteur ou des artistes viennent dire à la télé : "Je vote pour tel candidat". C'est tellement kitch et idiot comme démarche, et puis il faut avoir du courage pour le faire.

Moi : " Je ne peux pas parce que je ne vote pas "
Lui : "ça fait rien. En fait c'est juste pour une émission. J'ai enregistré un écrivain, une chanteuse, une poétesse et j'ai besoin d'un peintre.
Moi :"OK mais à condition que tu me paye. Je viens, tu me donnes 1000 dinars et je te laisse enregistrer ma voix.
Lui : Même si tu parvient à faire une parfaite imitation de Oum Kalsoum, je ne te donnerais pas un centime.
Et il raccroche.


L'après midi du même jour, je me rends dans une galerie et une jeune femme vient vers moi. Elle écrit des livres pour enfants et depuis un an et demi elle me harcèle ainsi que plusieurs autres artistes pour que l'un de nous lui fasse des illustrations pour sa nouvelle série de titres.
Je lui ai plusieurs fois répondu que je n'avais pas le temps car je devais me rendre à de nombreuses expos et beaucoup peindre mais elle continue de venir m'embêter.
Je lui ai expliqué que le métier d'illustrateur est différent ce celui de peintre à l'huile et qu'elle doit mettre une annonce dans un journal...
Elle a réussi à force de me harceler à me soutirer les numéros d'autres amis peintres et tous ont refusé de bosser avec elle.

- Pourquoi êtes-vous tous aussi arrogant. Dieu a bien fait de vous rabaisser plus bas que terre, vous les dessinateurs. Vous vous prenez pour qui?
- Ce n'est pas de l'arrogance ni de la grosse tête. C'est juste que nous refusons de travailler gratuitement ou pour des salaires de misère.
- Mais ça te fera une belle publicité dans CV.
- Ben, qu'il commence d'abord par se la faire pour lui-même, sa publicité, ton éditeur, fis-je en ricanant méchamment. Et puis je continue : L'argent, l'argent ma vieille, le flous ! Je veux du pognon ! Les bons comptes font les bons amis !

Elle s'effondra subitement et explosa en larmes. Les autres personnes présentes m'ont reproché de manquer d'humilité, d'être vénal et d'avoir la folie des grandeurs. J'ai tourné les talons et suis parti
Désespérée ainsi, on ne pouvait que la prendre en pitié et voir en elle une personne en détresse. En fait, un peintre de ma connaissance s'est fait avoir en travaillant avec elle et son drôle éditeur. L’artiste leur avait illustré plusieurs histoires et se sont mis d'accord pour une rémunération de 60euros. Il a accepté de travailler pour trois fois rien croyant naïvement que les gens vont remarquer ses dessins et son nom sur les pages et que quelqu'un va l'appeler pour lui proposer un tas de trucs.
Bien que le contrat fût signé, l'artiste n'a toujours pas perçu son argent après deux années.
Quand il se rend chez l'éditeur, ce dernier se plaint de n'avoir rien vendu des livres, et quand il va voir l'écrivaine, elle lui répond froidement qu'elle n'est pas chargée des droits d’auteurs.
Trop timide, cet artiste n'ose pas porter plainte.

Ça se passe souvent comme ça avec les éditeurs dans ce pays. Du coup, la plupart des artistes professionnels ou compétents refusent de travailler peur eux. Seuls les amateurs sans talent ou les artistes très médiocres acceptent de bosser dans des telles conditions. Il suffit de faire un tour dans nos rares librairies algériennes pour constater le résultat.


Benidiri Redha

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Exposition à l'occasion de la journée nationale de la Casbah

Hier vers deux heures et demi, je suis sorti pour récupérer deux cadres que j'avais commandé un jour auparavant. En arrivant à la rue Audin, j'ai eu l'idée de descendre à la Médiathèque pour vérifier ce qu'il y avait  de neuf. Une fois sur place, j'appris que cinq artistes avaient accrochés leurs travaux. Je suis donc resté jusqu'à cinq heure, oubliant mes cadres.
J'ai toujours cru que la journée nationale pour la Casbah tombait durant mars. Et bien, j'apprends que je m'étais gouré !

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Certaines des œuvres


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Afyoune Mourad devant une sympathique Casbah de sa signature


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De gauche à droite Malika Ladjadj, Djamila Djouzi et Adjali Afaf


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La directrice et animatrice de l'établissement entourée par ses invitées

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Metal repoussé réalisé par Moustafa (a bsent lors du vernissage) d'après
une miniature de Mouhamed Racem

Les deux filles se sont exprimées pendant un bon moment encouragées par la Directrice et poétesse, Fouziya Laradi. Cette dernière n'a pas manqué de nous lire un de ses anciens poèmes bien imagé consacré à la casbah ou elle était née et où elle a passée quelques années de son enfance.
Suite à ça, il y avait eu une longue et passionnante discussion entre le public captivé et les invités sur la citadelle et l'état de délabrement dans laquelle elle se trouve, le rôle des associations et des politiques dans cette situation, l'histoire de la Casbah et de ses habitants, une comparaison entre la Casbah d'Alger et celle du Maroc et de la Tunisie, la différence entre la Casbah ancienne de l'époque Fatimide et la Casbah Turque...
Je vais prochainement consacrer un article à toutes ces questions.

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19 février 2009

M'hamed Isiakhem, grand nom de la peinture algérienne comtemporaine

Biographie

Né le l 7 juin 1928 au Douar Djennan.

Artiste Peintre.

Etudes à la Société des Beaux-Arts (Alger).

Elève de Omar Racim.

Etudes à l'ENBA (Alger 1947-1951).

Etudes à l'ENSBA (Paris 1953-1958).

Enseignant à l'ENABA (Alger)

Chef d'Atelier de Peinture (ENABA 1964).

Directeur Pédagogique de l'ENBA (Oran 1964-1966).

Enseignant d'art graphique à l'EPAU (Alger 1968-1971).

Dessinateur à "Alger-Républicain" et "La République".

Conservateur des Monuments de Paris (1961-1962).

Ergothérapeute auprès d'Enfants Handicapés Mentaux (Clinique Laborde Loire et Cher).

Membre du Groupe "51".

Membre Fondateur de l'UNAP (1963).

Membre du Groupe des 35 Peintres (Alger).

Décédé le 1er décembre 1985 à Alger.

Expositions :

1949 Exposition, Galerie Carrot (Alger).
1951 Exposition, Galerie André Maurice (Paris).
1955 "Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants" (Varsovie).
1955 "Salon des Peintres Nord-Africains" (Paris).
1959 Exposition, Galerie Donilstraz (Leipzig).
1960 - (fév.) Exposition collective, Club des Quatre vents (Paris).
1963 - (1/11) Exposition "Peintres Algériens", Salle Ibn-Khaldoun (Alger).
1964 - (15-30/4) Exposition "Peintres Algériens", Musée des Arts Décoratifs (Paris).
1964 - (Juin) "ler Salon UNAP", Galerie UNAP (Alger).
1965 - (nov.) Exposition "Jeune Peinture Algérienne", Salle Ibn-Khaldoun (Alger).
1967 Exposition collective (Alger).
1967 - (21-26/11) Exposition collective, Galerie Municipale des Arts (Tunis).
1967 - (17/4) "Création du Groupe de la Jeune Peinture Algérienne", Galerie Feraoun (Alger).
1969 - (19-30/4) "1ère Rétrospective", Studios de l'ONCIC (Alger).
1969 Exposition collective (Sofia).
1969 - (juillet.) "Festival Panafricain" (Alger).
1969 - (nov.) Exposition collective, MNBA (Alger).
1974 - (nov.) Exposition collective, MNBA (Alger).
1974 - (1-15/5) Exposition, Maison du Peuple (Alger).
1974 - (nov.) Exposition "L'Art et la Révolution (Alger).
1974 - (1/11) "2ème Salon de l'UNAP", Galerie UNAP (Alger).
1976 - (30/4-15/5) Exposition collective, Salle El Mouggar (Alger).
1979 - (27/10-5/11) Exposition collective, Maison du Peuple (Alger).
1982 - (28/4-7/5) Exposition, Hôtel Aurassi (Alger).
1983 "Exposition Internationale" (Sofia).
1983 - (janv.) Exposition "Dix ans de Peinture Algérienne", MNBA (Alger).
1983 - (mars) Exposition collective, Galerie Yak (Tunis).
1983 - (15-30/9) Exposition collective, Foire Internationale (Alger)
1983 - (10-22/1 1) Exposition "Novembre", CCWA (Alger).
1984 - (Fév) "Exposition d'Art Moderne", CCWA (Alger).
1984 - (28/3-l 1/4) Exposition collective, Cent Culturel Italien (Alger).
1984 - (4/9-30/1l) "L'Art et la Révolution Algérienne MNBA (Alger).
1984 - (20/9) "2ème Salon de la Peinture Méditerranéenne", Galerie El Kettani (Alger).
1984 - (29/10-29/11) Exposition, Galerie Xen (Alger).
1985 - (1-10/7) Exposition, Musée Sidi Bou Saïd (Tunisie).
1986 - (30/6-6/7) "Exposition Hommage" (Bédjaïa).
1986 - (1-28/2) "Peinture Algérienne Contemporaine Palais de la Culture (Alger).
1986 - (25/2-13/3) Exposition "Algérie, Peinture des années 80", CNAP (Paris).
1986 - (3/5-4/6) "Rétrospective commémorative MNBA (Alger).
1986 - (4/5-3/6) "Exposition Issiakhem", Galerie Issiakhem (Alger).
1986 - (11-26/6) "Exposition Hommage", Musée Zabana (Oran).
1986 - (20/9-10/10) "Exposition Hommage", CCWA (AIger).
1987 - (5/7-5/8) Exposition Collective, Galerie Issiakhem (Alger).
1987 -(24/12-4/1/88) Exposition "Expressions multiples", MAAO (Paris).
1988 - (1-15/6) "Exposition Hommage à Issiakhem' Galerie El Mouggar (Alger).
1989 - (8-20/4) "Hommage à Issiakhem", Galerie El Mouggar (Alger).
1989 - (17/6) "Hommage à Issiakhem" (Azzefoun).
1989 - (oct.) "Journées Culturelles Algériennes (Moscou).
1989 - (nov.) "Peinture algérienne Contemporaine" MNBA (Alger).
1990 - (10-21/1) "Exposition Hommage à Kateb Yacine et M'Hamed lssiakhem", Galerie du Lucernaire (Paris).
1990 - (déc.) "Hommage à M'Hamed Issiakhem", Maison de la Culture (Tizi-Ouzou).
1991 - (nov.) "Hommage à Issiakhem", Maison de la Culture (Constantine).
1994 - (3-27/2) Exposition "Les traces de l'épreuve", CCA (Paris).
1994 - (18/5) Exposition "Les Peintres saluent Kateb Yacine", CCA (Paris).
1994 - (28/10-28/11) "Panorama de la Peinture Algérienne", Palais de la Culture, Galeries Racim-lsma-Fanon (Alger).
1995 - (Avril)

"La poésie dans un jardin", Centre Européen de poésie (Avignon).

1996 - (23-30/4)

Exposition "Dix ans de Peinture algérienne", Galerie Isma (Alger).

Informations trouvées dans le site : http://membres.lycos.fr/issiakhem

Quelques oeuvres de l'Artiste

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18 février 2009

Mouhamed Racim, père et maître de la miniature algérienns moderne

Biographie de Mohammed Racim (1896 / 1975)

Ceux qui ont eu l’occasion de visiter le vieil Alger, ont certainement emprunté la célèbre ruelle des Racim et admiré à l’ombre des auvents de tuiles vertes, la maison natale du célèbre miniaturiste algérien.

Mohammed Racim (1949) C’est en effet dans cette demeure que Mohammed RACIM est né le 24 Juin 1896 dans une famille d’artistes qui lui a légué une tradition d’art et le nom « Er Racim » qui, en arabe, signifie peintre.

Son père Ali excellait dans l’art de sculpter et peindre le bois des appliques, des cadres et des coffres de mariées. Il savait créer des miniatures et des enluminures sur verres qui décoraient alors les intérieurs des familles algériennes.

Son oncle comme son frère aîné Omar ont aussi exercé ce métier délicat dans l’atelier familial. C’est là également que Mohammed Racim reçut les premiers enseignements du métier et les multiples secrets de l’art de la miniature.

Il révèle, dés son enfance, des qualités exceptionnelles: une remarquable maîtrise dans l’exécution, un sens inné du dessin et de la couleur et une imagination pleine de grâce et d’élégance.

A l’école des Beaux-Arts d’Alger et au Cabinet de Dessin de l’Académie, il confirme la technique transmise par son père.


Sa première oeuvre magistrale est la réalisation pour l’Edition Piazza de l’ornement de la « vie de Mahomet » que Dinet avait illustré.

Racim peut alors se rendre à Paris, travailler au département des manuscrits de la Bibliothèque Nationale. Plus tard, une bourse lui permet de visiter l’Espagne et de connaître les vestiges musulmans de Cordoue et de Grenade.

En Angleterre, Sir Denison ROSS, maître des étude iraniennes, lui facilite l’accès des musées et des collections de Londres.

Ses chefs-d’oeuvre sont alors exposés à Paris, au musée Galliéra et la galerie Ecalle, au Caire, à Rome,Vienne, Bucarest, puis Oslo, Stockholm, Copenhague, Tunis, Alger, Varsovie.


De 1924 à 1932, il est choisi comme ornemaniste des « Mille et une Nuits » de MARDRUS pour lesquelles il compose avec une harmonie et une richesse prestigieuse, les mille et un bandeaux couronnant les chapitres de leurs guirlandes d’entrelacs, de lacis, de fleurs stylisées où la fantaisie et l’élégance reflètent la maîtrise de l’artiste.

Il s’agit d’une oeuvre gigantesque qui a nécessité huit années d’effort et une patience inouïe pour réaliser ce subtil chatoiement de couleurs et de tons.

Il continue pour l’Edition Piazza l’ornementation de Khadra de Dinet, le jardin des Roses de Saadi, le Coran de Frantz TOUSSAINT, la Sultane Rose de MARAVAL-BERTHOIN et les Chants de la Caravane de S.OUDIANE.

Le prestigieux talent de l’artiste est universellement reconnu avec l’obtention en 1924 de la Médailles des Orientalistes et en 1933 du Grand Prix Artistique de l’Algérie. Il est nommé cette même année, Professeur à l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger.


C’est alors qu’il commence à travailler avec le grand spécialiste de l’art musulman Georges Marçais qui parmi les premiers a su découvrir et apprécier les dons exceptionnels de Racim qu’il a surnommé le « chantre d’Alger ».

« Algérois, il a le culte de sa ville natale, il en aime le passé d’hier et de jadis, il restitue ce passé héroïque ou familier à l’aide de ses souvenirs encore vivants autour de lui ».

Pour marquer le succès des expositions de Racim dans les trois capitales des pays scandinaves, la «Société Royale d’Angleterre des miniaturistes et peintres» l’élit en 1950, membre honoraire.


Dés 1957, Mohammed Racim entreprend avec G.Marçais, l’édition de la « Vie Musulmane d’hier » qui paraît en 1960 aux éditions des « Arts et Métiers Graphiques » de Paris. Mohammed Racim et son épouse (1963)

Une pléiade de jeunes peintres s’adonnent alors à l’enluminure et à la miniature, conquis par son exemple et son enseignement. Ainsi cet art connaît grâce à Racim une véritable renaissance et prend alors un essor surprenant.

Au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, Mohammed Racim continue à oeuvrer pour l’épanouissement de la miniature, notamment en continuant de former les jeunes générations qui accèdent à l'Ecole des Beaux Arts d'Alger.

Il encourage ses disciples, leur dispense de précieux conseils, et oeuvre dans le cadre des commissions de sauvegarde des sites et monuments historiques, notamment, de la Casbah d'Alger.

Il décède ainsi que son épouse en 1975.




Aticle trouvé dans le site : http://mracim.free.fr/mrbiogra.htm


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Casbah


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Bouquet de roses


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Bataille navale

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L'émir Abdelkader

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07 février 2009

L'art africain et la censure dans la société algérienne

Mes peintures africaines attirent beaucoup les regards en raison de leur caractère insolite et spectaculaire, des couleurs vives, de ces visages aux grands yeux et surtout parce que l'art nègre est naturellement doté d'un magnétisme puissant.

J’ai droit à des éloges beaucoup d'éloges mais je dois aussi de temps à autres affronter des  réactions très négatives voir agressives. Certains m’ont reproché de peindre des diables cornus. D’autres m’ont reproché de promouvoir des cultes animistes et sauvages contraires aux enseignements de l’Islam. J’ai été raillé voir insulté deux ou trois fois. La gérante d’un établissement culturelle m’a demandé de ne plus peindre « ces choses malsaines » pour reprendre son expression.

J’ai remarqué que les masques étaient plus tolérés dans notre société, car assimilés à la fête ou à la mascarade. Les sculptures et figurines de forme humaines quant à elles suscitent beaucoup de malaise et de rejet, souvent assimilées à l’idolâtrie.

Il y a aussi la question de la nudité. Les peuples musulmans sont encore très puritains. Tous les galeristes et les gérants d’établissement culturels m’ont clairement demandé de ne pas exposer des éléments de nudité. Ors, on rencontre beaucoup dans l’art africain des statues plus ou moins sexuées.

La censure en Algérie est un phénomène étrange. Si un artiste européens ou américain (envoyé par le gouvernement de son pays) expose des nus dans une institution culturelle étatique algérienne, personne n’essaiera de le censurer car les gérants de ces institutions (et les algériens en général) sont souvent complexés, et intimidés par les occidentaux. Mais un artiste algérien, même de notoriété internationale, subit facilement, si ce n’est systématiquement, la censure.

L’année dernière, lors de mon exposition à la bibliothèque nationale, j’ai participé à trois émissions télé. Pour la dernière, l'après midi à la chaîne trois, je suis allé avec trois peintures dont une comportant un masque et un fétiche sénoufo.Manquant totalement de professionnalisme, personne n’a voulu voir auparavant les toiles. Lorsque la présentatrice, une potiche avec un QI de 25, a découvert le tableau, elle est devenue livide, comme si j'avais débarqué avec un porno. Elle faisait signe au caméraman de ne pas filmer la peinture et son patron lui hurlait à l’oreillette. Je la voyais perdre le contrôle de la situation, bégayant presque.

L’interview devait durer vingt minutes mais on m'a coupé au bout de huit minutes. Autant dire que je n’ai rien pu dire. Je crois que ce qui a surtout choqué ces arriérée de la chaîne trois, c’était qu’un algérien « musulman » dessine ça.

Benidiri Redha

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L'afrique noire dans ma peinture, les débuts d'une grande aventure...

J’ai été confronté à l’art de l’Afrique noire très jeune, mais mon aventure artistique africaine n’a réellement commencé qu’en 2006. Vers la fin 2005, un galeriste belge qui avait remarqué mes peintures dans mon ancien site Internet m’avait contacté avec le souhait de m’exposer à Bruxelles. J’ai compris d’après son discours que c’était très tendance chez les galeries occidentales d’avoir quelques artistes étrangers mis en avant pour leur différence.

 

A l’époque, je peignais des sujets surréalistes. Le galeriste avait remarqué un masque africain dans l’une de mes peintures. Lorsque je lui ai dis que je ne disposais plus d’aucune peinture car ayant vendu certaines et offerts d’autres, il m’a demandé de créer une nouvelle série inspirée de l’Afrique noire en me suggérant d’opter pour des sujets décoratifs pour vendre plus facilement et à meilleur prix. A cette époque, je connaissais peu de chose sur l’Afrique. J’avais en tête les nombreux documentaires d’Arte (chaîne franco-allemande) ou ceux du national géographique, et surtout beaucoup d’images médiatiques sur les guerres civiles, les rebelles armés, les réfugiés…

 

Ma première démarche était de récolter des photos sur l’art africain sur Internet. J’ai d’abord été attiré par ce qu’on peut nommer les clichés, c'est-à-dire les tribus et les styles les plus connus ou les plus commerciaux comme l’art sénoufo, pounu, fang…

 

 

 

Je me trouvais confronté à de nombreuses problématiques.

 

- Devais-je étudier l’art africain comme le ferait un ethnologue ? Devrais-je connaître l’usage et la signification des objets ? Devrais-je rester fidèle à l’art africain ou m’autoriser des libertés et autres fantaisies…

 

 

 

Le galeriste m’avait donné mois pour réaliser au moins 25 peintures. Cette urgence m’avait contraint à travailler de façon superficielle. J’ai choisi des masques et des sculptures selon leur qualités esthétiques et mon feeling et me suis mis au travail. Toutefois, j’ai fait en sorte de maintenir un niveau artistique supérieur et recherché en passant de très nombreuses heures à visionner les images et à réaliser des centaines de croquis. Tantôt, je suis resté fidèle aux œuvres originales, tantôt je me suis autorisé d’importantes libertés.

 

 

 

Il était important pour moi de ne pas être pris pour un ethnologue. Je suis avant tout un peintre. Mon but n’est pas de créer un musée ni d’illustrer un ouvrage sur l’art africain. Je dispose donc d’une marge de liberté illimitée. Toutefois, je devais limiter cette liberté afin que mes œuvres ne deviennent pas du n’importe quoi. Lorsque je titre telle « visage » pounu, on doit reconnaître les caractéristiques de l’art pounu.

 

 

 

Une certaine naïveté, ajouté à un manque de connaissance m’a conduit à utiliser dans certaines œuvres des éléments issus de différentes tribus africaines très éloignées les unes des autres.

Finalement, faute d'accord, je n'ai pas pu travailler avec ce galerie. J'ai trouvé que sa proposition l'avantageait lui seul et je risquais de me faire arnaquer. Cela ne m'a pas empêché de continuer mes recherches sur les rat et les cultures africaines et d'exposer mes œuvres ici, en Algérie.

 

 

 

Pour l’année 2008, j’ai décidé d’étudier les cultures et les arts de l’Afrique noire de façon encyclopédique. C'est-à-dire de lire d’innombrables articles et de visionner des dizaines de milliers de photos. L’art africain est devenu chez moi une obsession, une drogue. Plus, j’en sais, plus j’éprouve le besoin d’en savoir davantage..

 

Je me suis rendu dans plusieurs bibliothèques à Alger. Malheureusement, j’ai constaté qu’elles contiennent très peu de livres spécialisés ou pointus. La plupart des ouvrages sur l’Afrique noire sont destinés au grand public. Quant au net, la plupart des documents intéressants sont en anglais.

Je décidé de travailler à plusieurs niveaux. Chaque année, je prévois de consacrer une trentaine de peintures pour quatre ou cinq tribus en incluant les formes artistiques que j’avais exclus auparavant pour des raisons de non-conformité aux goûts de monde méditerranées ou occidentales.

 

Parallèlement, je vais continuer de créer des œuvres très fantaisistes car la liberté me permet de parvenir à des résultats étonnants et très puissants.

Je vais m’arrêter là car l’article risque de devenir très long mais je vais revenir en détails dans d’autres articles sur les différents points abordés.

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Masque pounou

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Masque sénoufo

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Sculpture bambara

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Une de mes œuvres africaines datant du début 2008

Le masque est pounou, mais la maison et le fétiche sont issus de l'art sénoufo

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Rêve rose et visage noir

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Œdipe et le sphinx (2006)

Benidiri Redha

Posté par mediterebentine à 13:54 - Peintures africaines - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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