23 novembre 2008
La ville de Doha inaugure un musée d'art islamique

L’inauguration de ce qui a été présenté comme étant le plus grand musée des arts islamiques au monde s’est faite au Qatar dans la vie de Doha en présence de plusieurs grands notables et personnalités comme Les présidents syrien Bachar al-Assad, émirati cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane, ainsi que le roi de Bahreïn, cheikh Hamad Ben Issa Al-Khalifa, l’ex premier ministre Français Philipe de Villepin, Robert de Niro...
Tout le monde était comptent et on a eut droit à un beau feu d’artifice.
L'architecte du musée est un chinois vivant en Amérique. Le directeur ainsi que la plupart des personnes sensées offrir de grandes compétences (matière grise) sont importées d’occident. A côté d’eux, on a des sous-directeurs et une flopée d’individus aux titres pompeux, dont la seule grande compétence est le fait d’être des cousins ou des proches des gens au pouvoir.
Ce détail très important montre bien ce que valent réellement les pays du Golf. Ces nouvelles « grandes » nations qui font tellement parler d’elles depuis un moment ne sont en vérité que des géants de papier, de grandes farces de rentiers qui exhibent leurs biens acquis dans des conditions douteuses, mais qui ne font rien pour faire prospérer la matière grise de leurs pays. Tels des vaches vautrées sur des orchidées de luxe, « l’élite » de ces pays se contente d’accroître son confort personnel en important tout de l’occident sans rien produire localement. Nous avons vécu une période similaire, bien que à moindre échelle, en Algérie dans les années 70 du siècle dernier lorsque le pétrole nous rapportait des milliards. Tout est illusion dans ces pays. On est vraiment à des années lumières de ce qui a fait la grandeur de la civilisation musulmane.
Ce qui me met cependant le plus mal à l’aise, ce sont les œuvres exposées et la façon dont elles sont acquises. Hélas, les médias n’en parlent pas trop. Les milliardaires du golf sont célèbres pour leurs tendances à corrompre les hauts fonctionnaires des différents états musulmans. En distribuant de l’argent et des promesses, ces princes peuvent se rendre dans n’importe quel pays comme la Syrie, l’Egypte et l’Algérie afin de chasser en toute impunité les animaux en voie de disparition et piller des patrimoines archéologiques millénaires. A cause de leur immoralité, leur arrogance démesurée et leurs comportements de gamins pourris par le fric, ces individus suscitent beaucoup d’indignation en Algérie depuis ces dix dernières années.
Généralement, ils procèdent de la façon suivante : Ils débarquent en nombre avec leurs suites impressionnantes pour des séjours dans les grands hôtels, promettant d’investir dans la construction d’usines et de gratte-ciel. L’état algérien avec ses ministres et hauts fonctionnaires incultes et incompétents leur déroule joyeusement le tapis rouge tout en leur ouvrant toutes les portes, si vous voyez ce je veux dire. Quelques jours plus tard, ces invités de marque s’en vont avec leur lot d’animaux empaillés et de trésors, sans avoir investi le moindre sous dans l’économie algérienne.
Depuis quelques années aussi, les algériens sont nombreux à découvrir, grâce à la parabole et aux chaînes arabophones, des notables et princes arabes exhiber leurs collections d’œuvres d’art dans des reportages. Nous sommes régulièrement étonné de voir des pièces uniques et extrêmement précieuses du patrimoine algérien finir dans ces pays sans savoir comment elles y sont parvenues et qui les leurs avaient vendu.
Les musées algériens, toujours minuscules, sont risibles tant leurs collections sont insignifiantes comparées à l’histoire et aux véritables richesses artistiques du pays. Leurs collections ne contiennent généralement pas plus de quelques centaines de pièces chacune dont le visiteur peut faire le tour en quelques minutes.
Chaque année, des centaines de pièces anciennes et inestimables quittent nos frontières vendues souvent pour quelques centaines d’euros.
Avant, les acheteurs étaient des allemands, des américains ou des français. Depuis une quinzaine d’années, les saoudiens, les koweitiens et autres bédouins obèses viennent grossir le nombre de ces hyènes sans scrupules. Même les pièces appartenant aux musées ne sont pas à l’abri de transactions obscures.
A l’instar des toutes les grandes institutions des pays musulmans, les douanes algériennes sont tellement corrompues qu’il suffit de leur glisser quelques billets de cent euros pour faire sortir ce qu’on veut.









