Algérie Térébenthine

Le blog de Redha Benidiri, un jeune artiste peintre algérois

20 juin 2008

Mimi Hafidha et les jumeaux

Mardi dernier à la galerie Mouhamed Khadda


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L'artiste dans le bureau du président de l'association, avec, à gauche, la responsable des expositions



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La conférence


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Le traditionnel bouquet de fleur au coin de la table pour chaque mardi



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Lecture d'un poème


Quelques unes des oeuvres signées par l'artiste peintre, la sculpteuse et l'écrivaine Mimi Hafidha

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04 juin 2008

Les Masques de Dokmane

J’ai apprécié, en entrant dans la galerie baya, l’ambition, la volonté de transformer une exposition en un événement d’envergure. .

Le vernissage a eu lieu un peu tard, 17 heures, ce qui n’a pas empêché la présence de bon nombre de personnes, des visiteurs amateurs d’art comme moi, des journalistes, les proches et amis du peintre, des personnalités comme l’ex ministre de la culture, une ancienne traductrice de l’anciens président Chadli… On remarquait aussi la vitalité de ses enfants, élèves d’une école privée à Chéraga, invités par la directrice. Tous portaient des masques en papier fabriqués à l’occasion. On aurait dit des lutins, et ça ajoutait de l’ambiance

La série que nous propose Dokmane se compose de 22 œuvres sur le thème du masque. J’ai commencé par saluer l’ambition de l’artiste car c’est devenu rare aujourd’hui en Algérie. Une telle suite sur un thème identique nécessite des moyens financiers non négligeables, un effort régulier et suivi, ainsi que du temps pour les recherches et les essais nécessaires. La plupart de nos artistes n’osent plus s’aventurer sur ce terrain.
L’ambition se remarque dans plusieurs autres détails. Les cadres ont été fabriqués sur mesure, spécialement pour ces œuvres et ont l’air de lui avoir coûté de l’argent. J’ai également noté que l’artiste avait fait imprimer plusieurs de ses peintures sous forme d’images pour les proposer à la vente. C’est la première fois que je vois ça. Cela prouve que ce Dokmane veut vivre de sa peinture. C’est très intéressant car, malheureusement, de nos jours, la plupart des peintres considèrent leur art comme un passe temps ou un plus.
Ces œuvres, en tant qu’objets frappent par l’impression de volume qu’elles dégagent. Le volume des visages en trois dimension, mais surtout celui des cadres. La majorités des peintures sont de forme carrée et de taille moyenne, environs 60cm. La plus grande est un double portrait représentant un pharaon et sa reine. L’œuvre a été posée sur une table protégée par un dispositif royal, visant à éloigner les mains baladeuses. Les visiteurs aiment toucher tout ce qui leur plaît, mais les doigts sont plains de gras, ce qui risque de provoquer des tâches disgracieuses. Ce dispositif rappelle celui utilisé pour protéger les vrais masques et bijoux de pharaons dans les grands musées.

Je n’ai pas l’habitude d’apprécier le dessin au trait naïf, mais mon regard a été impressionné par la vie et la fraîcheur de la palette et des motifs. A première vue, les tableaux se composent chacun d’un masque ordinaire et sans expression, rembourré et placé au centre, en bas ou de côté. Grâce au dessin, à la peinture et aux nombreux effets de matière, cette composition initialement statique et monotone se métamorphose en une composition complexe, riche en détails et en mouvements. J’utilise le mot métamorphose car les œuvres dégagent une ambiance surnaturelle. Les couleurs sont vives et très variées, Les formes tantôt géométriques, tantôt évoquant celles d’éléments naturels comme les pétales, les filament de lumière… Le moins qu’on puisse dire, c’est que notre homme ne s’est pas restreint.

Il y a des jaunes, des bleus, des verts, des rouges, du doré, de l’argenté… Chaque centimètre est minutieusement remplis sans qu’on se sent agressé, car la main du peintre a su utiliser des dégradés et des blancs agréables, voir même doux.
On distingue plusieurs degrés de brillance, celui de l’acrylique, de l’huile, de la laque, des vernis et autres glacis.... Le fond est généralement couvert de plusieurs sortes de tissus froissé puis recouvert et peint suivant différentes techniques et plusieurs épaisseurs... Le tout est légèrement ornés de poudre dorée, de paillettes, de éclats de verre… Ces éléments m’ont fait penser aux masques italiens. L’artiste a toutefois varié ses sujets ; certains masques renvoient à la culture algéroise, d’autres aux touaregs, d’autres encore à l’Egypte antique…

Je lui ai demandé quel était le rapport entre ces œuvres et la société algérienne. Il m’a dit qu’il voulait, entre autres, montrer la réalité de la société et dénoncer son hypocrisie.
Personnellement, j’ai trouvé cette réponse peu convainquante. Il m’a sans doute pris, au début, pour un de journalistes aux têtes remplis de stéréotypes et de phrases apprises par cœur. Les journalistes aiment entendre ce genre de réponse.

Moi, je pense qu’il a surtout voulu se faire plaisir en jouant, en opposant et juxtaposant le masque, élément de fermeture, à la couleur exubérante, élément d’ouverture, de communication et de délire heureux... En tout cas, j’ai senti que sa vision des masques n’était nullement négative, et que sa démarche n’avait rien d’accusatrice. Au contraire, je constate à travers ses créations qu’on peut porter un masque inexpressif et cacher beaucoup de choses, tout en affichant un bonheur réel et profiter pleinement de la vie. En voyant ses œuvres, je n’ai envie que d’une chose, porter un masque, me mettre à l’aise et m’amuser comme un fou.




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La cour du Palais de la culture



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L'affiche à l'entrée de la salle



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Les visiteurs, élèves, amateurs d'art et amis du peintre



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Les visages de Dokman affrontant le public.




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Un des masques, avec les reflets de la salle

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03 juin 2008

Mahfoud Allane

Voilà un artiste que j'ai cité dans mon avant dernier poste. Il a exposé au Palais de la culture Moufdi Zakaria. Il s'appelle Mahfoud Allane. Je n'ai pas assisté au vernissage. C'est le personnel du bureaux d'animtion qui m'a remis le dépliant de l'exposition que j'ai scanné.

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L'exposition a été nommée : Mouvement de femme. On voit en effet dans le la première page intérieur ce tableau intitulé "femme en mouvement" mais le reste des tableaux se compose d'abstraits. Je me demande donc pour quelle raison ils ont donné ce titre à l'expo.


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Femme en mouvement. J'aime bien la figure non stéréotypée et le fond rose.


Les abstraits de ce monsieur sont jolies, mais je l'avoue, ils ont un côté de déjà vu, comme la plupart des abstraits faits de tâches d'ailleurs. On en rencontre par milliers sur Internet.



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Abstrait



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Naissnce


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Abstrait en noir et blanc


Voilà le parcourt de l'artiste telle qu'on peut le découvrir dans le dépliant :

Diplôme de l’académie royale de Bruxelles, Belgique

1984- Lauréat du prix d’affiche, Bruxelles
1994-Grand prix de la ville d’Alger

Expositions :
1981- Belgique - Bruxelles
1989- 11em Biennale Internationale des arts plastiques
1991– Palais de a culture d’Alger
1991– Théâtre de Verdure, Alger
1994- Galerie Mouhamed Racim
1998- Hôtel Aurassi, Alger
1998- Exposition collective, Mouhamed Racim
1999- Exposition collective, Mouhamed Racim
2000- Hôtel El Djazaîr, Alger
2002 Hotel Sofitel, Alger
2003 Hotel Sofitel, Alger
2003 Salle El Mouggar, Alger
2006 Hotel Sofitel, Alger

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31 mai 2008

La glaise et la vie, ma nouvelle exposition

Photos prises ce matin dans la galerie où j'expose actuellement.

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L'entrée de la salle


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Perruche à collier en train de se nourrir d'une figue


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Faucon crécerelle


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Cactus en fleurs



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Fleur d'hibiscus


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Au bord de la soumame (oued)




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24 mai 2008

Bouthlidja au Musée de La calligraphie et de la miniature

Voici une exposition qui a eu lieu le 18 Avril dernier au Musée de la Calligraphie et de la miniature.

La restauration du Palais du Pacha s’est faite il y a peu de temps. D’après ce que m’avait dit le Calligraphe
Bouthlidja, il y avait eut deux exposants avant lui.

Les organisateurs ont imprimé un grand nombre d'invitations. Le Calligraphe aurait pu m'envoyer une par le biais de notre ami en commun Salah Bara. ça m'aurait fait plaisir, mais il ne l'avait pas fait. J'y suis donc allé pour l'amour de l'art, juste pour l'amour de l'art...

Nous sommes arrivés à Trois heures. La porte du palais n’était pas encore ouverte. Nous sommes donc allé, moi et Salah marcher un peu dans la Casbah. Ces derniers temps, Salah est le seul ami qui m’accompagne aux expositions. Bientôt, il repartira Oued Kibrite, près de Souk Ahras où il Habite et je vais me retrouver à m’y rendre seul car les peintres algériens n’ont pas trop l’habitude de se rendre aux expositions. A chaque fois qu’il y a une exposition intéressante quelque part, j’en informe autour de moi, mais ils ne viennent jamais. Prochainement, je vais mettre en ligne un article sur ce sujet car je trouve ça scandaleux. Les artistes ce de pays aiment bien accuser la société de les ignorer, mais eux-mêmes, passent leur temps à s’ignorer et à se jalouser les uns les autres. Bon ça sera pour une autre fois. 

Bouthlidha est lui aussi de Souk Ahras. Je ne vais pas trop m’attarder sur son portrait aujourd’hui. Je compte lui consacrer dans quelques jours un long article à la hauteur de la place qu’il tient dans l’art algérien. Mouhamed Bouthlidja, ou plutôt, Hadj Mouhamed Bouthlidja puisqu’il a accomplit deux fois le pèlerinage à la Mecque, est sans doute l’un des plus grands Calligraphes de notre pays. Sa carrière est riches d’œuvres et d’expositions régionales, nationales et internationales. Il est autant apprécié en Occident que dans les pays du Golf où il s’est rendu à plusieurs reprises. La Direction du Musée a donc décidé de lui organiser une exposition d’envergure.

Les 101 œuvres de l’exposition occupaient toutes les salles du rez-de-chaussée et du premier étage. Malheureusement, ces salles ne contiennent pas de fenêtres et les mûrs son sombres. Chaque œuvre est éclairée par des spots qui donnent un effet très agréable à la vue, rappelant la lumière douce d’un aquarium, mais ces spots ne permettent pas de prendre de bonnes photos. Par conséquent, les images que vous voyez ici ne reflètent pas avec exactitude la splendeur des œuvres. Il y avait 20 ou 30 peintures dans le lot ne m’avaient pas convaincues, mais la plupart étaient des chefs-d’œuvre.

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Un Calligraphie de l'artiste


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Une autre œuvre de l'artiste

La ministre de la culture est arrivée vers trois heures quarante. Je l’ai prise en photo dès son entrée. Le directeur du Musée est l’homme au Costume Noire, derrière elle. Il s’appelle Monsieur Ben Kahla. Avant de se retrouver à la tête de ce prestigieux endroit, il a été pendant des années, et est toujours, le directeur de la plus ancienne association d’arts plastiques en Algérie. Il s’agit de l’association des beaux arts d’Alger, l’organisatrice de l’exposition de Mouhamed Bouslah dont j’ai récemment publié un article. 

 

Cette scène est le dernier moment de calme qu’allaient connaître les lieux car dès que la ministre a fait son entrée, les gens qui se trouvaient dans la terrasse et les salles sont devenus hystériques. C’est comme s’ils étaient pris de panique. Plusieurs à la fois avançaient avidement vers elle pour lui serrer la main. On aurait dit un troupeau de moutons ou de vaches courant vers un plan d’eau. On retrouve ce genre de comportement chez beaucoup d’être humains à travers le. Certains gens perdent tout contrôle, dès qu’ils voient quelqu’un de socialement important ou jugé comme tel.

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L'entrée de Madame la ministre et de son "cortège"

Je n’ai rien contre madame la ministre. Au contraire, nous n’avons jamais eut un ministre de la culture qui s’est autant investi et qui porte autant de considération et de respects à l’art. Elle a de la personnalité et mérite tout notre respect. Mais témoigner à quelqu’un du respect est une chose, se mettre à genoux et se laisser aller à l’abrutissement hystérique en est une autre… C’est vrais qu’elle occupe un poste important, oui, oui, mais bon, nous sommes sensés vivre dans un pays démocratique, dans une république, pas dans une de ces monarchies du moyen âge. Rien n’oblige les gens à se mettre à quatre pattes et à se comporter en esclaves sans dignité à chaque fois que passe un ministre ou un députée.

(l'article n'est pas achevé)



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Madame la ministre devant une Calligraphie

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L'auteur du site en avant plan. Au milieu, la ministre écoutant attentivement l'auteur
des œuvres exposées

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La collation au deuxième étage


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Bouthlidja serrant la main à ses amis et admirateur à la fin du vernissage juste avant
de partir. Adieu Monsieur Bouthlidja !

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22 mai 2008

La salle du Mouggar

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Benidiri Redha

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Alger vue par Medina Kermiche

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L'entrée du Mouggar le jour du vernissage avec l'affiche de Medina Kermiche au centre

Medina Kermiche est une jeune photographe qu’on peut croiser à la Djahidhiya, une association culturelle dont elle est membre et où elle a déjà exposé. Parfois, elle y vient proposer ses services à en créant bénévolement des affiches à l’occasion des événement littéraires arabophones jugés « importants » par le président de l’association. Je lui ai dit plusieurs fois : « Medina, tu es trop généreuse, beaucoup plus qu’il ne le faut… Tu devrais te montrer plus exigeantes envers ceux à qui tu rends service... »
Elle fait partie de ces artistes qui bougent, qui se prennent en main. Avant de choisir la photographie comme mode d’expression principale, Medina avait pratiqué la peinture, illustra des livres pour enfants… Aujourd’hui, elle vit du métier d’inphographe dans l’édition. Elle est entre autres l'auteur d'un recueil de nouvelles.

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L’artiste a déjà plusieurs bonnes expositions individuelles dans son parcours. Ce n’est pas la première fois qu’elle expose au Mouggar, et elle est déjà passée par les galeries algéroises les plus prisées, comme la Galerie Mouhamed Rassem.

L’exposition du Mouggar se poursuivra jusqu’au trente mai. Elle réunit plus de cinquante œuvres. Toutes ont été déposées à l’Office des droits d’auteurs et chacune d’elle porte son étiquette.

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Medina Kirmiche est l’une des rares jeunes artistes algériennes capables d’organiser une exposition individuelle en étant certaines d’avoir du monde le jour du vernissage. Même si les journaux à grand tirage ne sont pas venus (ils viendront lorsque la photographe immigrera en Amérique ou en Australie), l’endroit grouillait de monde. La plupart étaient des amis ou des connaissances de l’artiste. Grâce à son énergie, son professionnalisme, sa bonne humeur et à son amabilité, Medina Kirmiche a su gagner la sympathie de bon nombre d’artistes, car en effet, la plupart des visiteurs venus ce jour là, étaient des photographes ou des peintres qu’elle avait elle-même invité.

Cette série de photos a pour thème Alger et porte le titre de " Détails d'Alger". Elle a, elle-même, réalisé l'affiche et pour cela, elle a du insister longuement auprès du graphiste de l'institution.

On peut voir des images en couleur, en noir et blanc, en sépia, en bichromie …

L’artiste s’est déplacées pendant toute l'année 2007 et début 2008, dans plus de dix endroits différents et a parcouru de nombreux lieux comme la pêcherie, Bouloughine, La Casbah, le mausolée de Abderahman…

D'après ce qu'elle m'a dit, elle a traité trois thèmes principaux : Les portraits, L'architecture et les effets graphiques naturelles. Les photos de la casbah sont celles qui la passionnent le plus : "J'essaye de la travailler avec une vision plus contemporaine en donnant le plus de personnalité à mon travail par l'ajout d'effets et des traitement avec photoshop.
Tout ça confère à l’ensemble une richesse qu’on rencontre peux chez les autres expositions de photos. L’objectif de son appareil a fixé des enfants, des vieillards, des pigeons, des mosquées… et même une église abandonnée.

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J’ai apprécié le jeu d’ombres et de lumières récurant. Les prises de vue étaient brillantes pour certaines, banales pour d’autres… L’artiste a une perception plutôt classique de l’image. Elle ne cherche pas à révolutionner le genre mais elle sait proposer un travail intéressant…
La seule réelle mauvaise critique que je peux formuler est que bon nombre d’entre elles étaient un peu flou, ce qui enlève de l’envergure à la série.

Je lui ai demandé les raisons. Elle m'a répondu que les pellicules disponibles dans le pays ne permettent pas d'agrandir les photos en leur préservant leur netteté, les laboratoires des photographes utilisent des réglages standards peu appropriés aux photos d'art. Elle m'a également dit qu'elle a du mal à travailler dans des conditions idéales dans les lieux publics. Souvent, elle doit faire vite, ce qui ne lui permet pas de bien régler l'appareil. Certains passants ont des réactions hostiles et il lui ai arrivé de se faire malmener.

Benidiri Redha

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21 mai 2008

Bouslah Mouhamed à l'association des beaux arts

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Hier, j’ai discuté avec un certain Adel, un jeune homme de 22 ans, membre de l'association des beaux arts d’Alger. Demain, je compte visiter à l’association. Cette dernière s’est récemment enrichi d’une galerie. Elle se trouve à 20 minutes de marche depuis le cartier où j’habite. Je ne manquerais donc pas de m’y rendre de temps à autre. Le premier peintre à y être exposé du 24 avril au 8 mai fut Bouslah Mouhamed pour un nombre d’œuvres s’élevant à 45. Je ne me suis pas rendu au vernissage, mais le jeune homme m’a remis un dépliant assez riche en informations sur un artiste dont la carrière a été bien remplie.

Bouslah Mouhamed est né en 1939.
A coté de son métier de peintre, l’homme est également dessinateur de presse.

Il fut entre 1962 et 1968 élève à l’école des beaux arts où il étudia le dessin et la peinture. En 1963, il obtint le premier prix de fin d’année spécialité peinture.

Il a participé à toutes les expositions organisées par la société des beaux arts d’Alger.

Il signa aussi des dessin d’humour dans le quotidien Alger Ce soir.
Il fit apparaître dans l’hebdomadaire Algérie Actualité 34 planches de la bande dessinée « Krikeche »
En 1968, il abandonne la peinture et participe à la création de la première revue de bande dessinée algérienne M’kideche.
Il s’en suivit d’autres comme les nouvelles aventures de Krikeche, H’bibo, les aventures du professeur Skolli ainsi qu’une série portant sur la guerre de libération nationale.

En 1978, il participe au lancement de la bande dessinée Tarik éditée par le Musée National du Moudjahid. La même année, il obtient le 2em prix  au concours d’affiches organisé par la Cnep.

En 1980, retour à la société des beaux arts d’Alger en qualité de membre sociétaire et enseigne le dessin et la peinture.

Entre 1983 et 1984, il fait partie du collectif de peintres retenus pour la réalisation de fresques pour l’inauguration du Musée de l’Armée à l’occasion du 34em anniversaire de la révolution.

1989, Réalisation de quatre timbre à la demande du ministère des postes et télécommunications. Entre 1982 et 1989, réalisation de trois albums de bandes dessinées éditées par la Société National d’Edition et de Diffusion. Elles seront rééditées en 2004 à l’occasion du 50em anniversaire de la révolution.

A partir de 1990, il collabore avec plusieurs journaux publics en qualité de dessinateur de presse - caricaturiste sous différents pseudonymes.


Benidiri Redha

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01 mai 2008

Exposition printemps de femmes

ça fait un moment que je souhaitais découvrir la galerie Thevest dont la presse francophone parle régulièrement mais à chaque fois, je reportais ma visite à plus tard. Cet après midi, ce fut chose faite. La galerie organise le vernissage de trois peintres et l'une d'elles m'avait invité.  Dès l'entrée, on remarque Madame Khlifi Farida, la propriétaire des lieues qui guète les visiteurs afin de leur souhaiter la bienvenue, de repérer les journalistes... Lorsqu'elle remarque de nouvelles têtes, elles leurs montre les escaliers menant à l'autre salle.


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Madame Khlifi, la propriétaire de la galerie avec une de ses oeuvres


La premières œuvres que je remarque se trouvaient à droite et continuaient jusqu'au fond, plusieurs très jolies aquarelles de El Mokhfi Mimi une jeune artistes qui aime la nature et les fleurs rouges.


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El Mokhfi Mimi et ses Fuchsias



Sur un meuble au sont entreposés des objets en verre, en porcelaine et en céramiques, tous couverts de couleurs éclatants, de la main d'une artiste dont je ne retiens plus le nom mais dont j'ai mis la photo en bas. Je lui demande pourquoi elle ne pratique pas de la peinture car elle était douée pour l'abstraction. "Si si, je réalise des tableaux. J'ai d'ailleurs des peintures là haut. Nous montons l'escalier et elle me montre plusieurs peintures dont un très jolie poisson lune en aquarelle.


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En montant plus haut, je reconnais les oeuvres d'Imekraz Saliha, celle qui m'a invité. Il y avait un abstraits aux bleus intenses, un arbre d'où jaillissent des filaments de flemmes et des veines ainsi que trois dessins faisant partie d'une longue série que l'artiste avait intitulée "La prière des arbres".



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Imekraz Saliha de Tipaza




Le dictionnaire de Djamila Guendil avait beau coûter 2500 D, cela n'a pas empêché son auteur d'en vendre un bon nombre. En fait, elle n'a pas cessé de le dédicacer sous le regard fière de son éditrice. Par chance, au début de mon arrivée, j'ai pu discuter un peu avec elle. J'ai feuilleté l'ouvrage et quelle fut ma surprise lorsque je découvre mon nom à l'intérieur.



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Djamila flici Guendil en train de dédicacer son dictionnaires des peintres,

sculpteurs et designers algériens, Diwan Al Fen


Il y avait beaucoup de monde et d'autres personnes arrivaient au fur et à mesure que le temps passait. Vers 16,30, on ne pouvait pratiquement plus bouger sans heurter quelqu'un. Je quitte la salle et me repose dans la terrasse du première étage. J'ai rarement vu autant de gens rendre visite à une galerie pour découvrir des peintures. La plupart des visiteurs étaient des dames, des bourgeoises aisées et aux cheveux soigneusement coupées, habillées à l'occidentale et parlant un français remarquable, toutes ont l'air d'entretenir une amitié de longue date entre elles et avec la galeriste. Il y avait aussi  quelques hommes, des artistes  d'âge mûr, des amateurs d'art ou des proches parents des exposantes. Certains sont même venus en famille avec leurs enfants de bas âge.

Nous avons échangé nos cartes de visite moi et Khlifi Farida et elle m'a promis de me recevoir une autre fois pour me parler plus longuement de son expérience de galeriste.

 

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